Depuis quelques années maintenant, je suis une inconditionnelle des séries.

J’en regarde souvent plusieurs à la fois. J’aime rentrer le soir, m’affaler avec Chéri-coco, sortir de notre train-train et plonger dans un univers différent.

Je n’ai pas de genre favori. Je fonctionne au feeling et souvent c’est tout ou rien. Soit j’aime et je la dévore en quelques jours, soit j’abandonne dès les premiers épisodes.

Il m’arrive aussi de perdre tout intérêt pour une série si elle met trop de temps à arriver. L’attente d’un an entre 2 saisons, très peu pour moi.

Ces derniers mois, parmi les séries que j’ai regardées, certaines m’ont plus marquée que d’autres. Les voici :

 

1/ This is Us

Jake et Rebecca Pearson, un adorable couple (blanc) attend des triplés. Mais l’un d’eux est mort-né.

Au même moment, un enfant (noir) est abandonné dans l’hôpital où se trouve le couple. Ils décident alors de l’adopter.

De là, une magnifique histoire d’amour se crée entre tout ce beau petit monde. Mais même les familles les plus heureuses ont leurs faiblesses et leurs problèmes.

Dans la série, on fait des aller retours entre le passé et le présent.

C’est sans doute la série la plus émouvante que j’ai regardé de TOUTE ma vie.

Je suis émue par les regards et la tendresse entre Jack et Rebecca. Par les problèmes alimentaires de Kate, et sa relation difficile avec sa mère. Sans parler de Kevin qui n’arrive pas à trouver sa place et de Randall, ainsi que la complicité qu’il a avec sa femme, ses filles, j’adore.

Les meilleurs triplés du monde me font craquer à CHAQUE fois. La saison 2 s’est achevée et je ne tiens pas en place à l’idée d’attendre.

Pour verser une bonne petite larmichette, ce serait sans doute celle là que je vous conseillerais.

2/ 13 reasons why

Hannah Baker est adolescente avec tout ce que cela comporte : des amis, plus ou moins fidèles, des personnes sur qui compter et d’autres à fuir à toutes jambes. Elle est sensible, mal dans sa peau et incomprise.

Et surtout, Hannah a été blessée, déçue et s’es sentie délaissée. Lasse, elle décide de se suicider.

Mais avant cela, elle laisse derrière elle des cassettes adressées aux personnes qui, d’une façon ou d’une autre, l’ont conduite à commettre cet acte désespéré. Ce sont les 13 raisons.

C’est peut-être la série la plus triste de cette liste. Cette série est poignante et pleine de vérités, plus cruelles les unes que les autres. Et pourtant, dès la 1ère cassette, je n’ai pas pu m’arrêter.

Je trouve le casting formidable et je suis persuadée que cette série pourrait avoir un grand rôle pédagogique pour les adolescents, mais aussi leurs parents. Le harcèlement y est savamment représenté.

3/ Narcos

Quand mon dealer de séries (chéri-coco) m’a parlé de Narcos, c’était en ces termes « On m’a parlé d’une nouvelle série. On m’a dit que c’est très violent. Je ne sais pas si tu vas aimer ». J’avoue, je ne pensais pas accrocher mais à la fin du 1er épisode, j’étais piquée. Il me fallait ma dose.

J’ai tellement accroché que je crois avoir terminé la 1ère saison en 2 jours. Je rêvais de Pablito, et je répétais ses expressions à longueur de temps. Sans parler du générique qui m’est resté en tête pendant de longues semaines.

Cet homme était un baron de la cocaïne tel qu’on n’en a jamais connu. Et même si on sait comment tout se termine pour Escobar, j’avoue avoir été fasciné par le personnage, magistralement interprété par Wagner Moura. A tel point que je me surprenais à rêver d’une autre fin.

On le découvre sous un autre jour, père de famille, tendre, presque sensible. On en oublierait presque tous les déboires, les peines et les morts qu’il a causées.

Si vous n’avez pas peur des injures et des fusillades, je vous la recommande vivement.

4/ Queen Sugar

En Louisiane, à la mort d’Ernest Bordelon, ses 3 enfants se retrouvent pour reprendre son exploitation de canne à sucre.
D’abord, son fils, le plus jeune des 3, Raph Angel, père d’un petit garçon, en proie à des problèmes de gestion de colère

et sortant de prison.

Ensuite, Charley, brillante citadine habituée à son confort, mariée à un sportif de haut niveau et mère d’un adolescent. Elle décide de retourner à ses racines de la nouvelle Orléans où elle s’installe avec son fils.
Enfin, Nova, journaliste, esprit libre, est une activiste engagée pour le respect des droits des afro américains.
Chacun d’eux a ses problèmes personnels, mène ses batailles, mais par égard pour leur père, ils mettent leurs efforts en commun pour faire vivre l’exploitation de leur père tout en essayant de changer les conditions de vie des cultivateurs noirs de la région.
Le casting est bon et c’est une série que j’ai aimé regarder car je trouve les personnages attachants. J’arrive sans peine à m’identifier à eux. La tante Vi’, Micah l’adolescent et le petit Blue renforcent l’aspect familial.

Sans être cliché, on y aborde pas mal de problèmes rencontrés par les noirs américains à ce jour.

5/  7 seconds

Au début, Madame Butler (Regina King) est une femme mariée, mère d’un adolescent et la petite famille vient tout juste d’emménager dans sa nouvelle maison. Tout n’est pas rose pour eux mais le père fait tout son possible pour tenir son fils éloigné des gangs et de la drogue qui gangrènent les quartiers voisins.

Cet adolescent,noir, va malheureusement être renversé par un policier, blanc, alors qu’il était à vélo. Les collègues de ce policier lui recommandent de faire comme si de rien n’était et de laisser le garçon sur le bord de la route. Il s’exécute. 13 heures plus tard, le corps de Brenton Butler est retrouvé. Mais ces longues heures dans le froid lui ont été fatales.

Une jeune avocate noire et un détective blanc sont alors en charge de l’affaire. Le duo fait tout son possible pour que justice soit rendus.

Mais c’est loin d’être facile. Et leur bataille nous fait pénétrer dans le quotidien des familles noires des quartiers pauvres. Au milieu de la violence, de la drogue et des rackets et agressions policières.
On y aborde succinctement la religion, la guere, l’homosexualité, de solitude et la dépression suite à la perte d’un être cher, tout y est.

Par dessus tout, la série est réaliste et personne n’est épargné.

On en ressort révolté, triste, en colère…

Regina King est magistrale et m’a fait ressentir la peine de perdre un enfant alors même que j’en ai jamais mis un au monde.

Cette m’a soulevé le coeur, et ce d’autant plus que j’ai regardé la série quelques jours après l’assassinat d’un énième jeune homme noir américain par des policiers blancs .

L’une des citations qui m’a marquée dans cette série : « Quand tu meurs à l’étranger (en guerre) tu es un héro, quand on te tue dans la rue, tu es un voyou. »

Si vous êtes du genre très révolté et remonté contre les injustices raciales, ne regardez pas cette série. Vous ne vousen remettrez pas facilement.

6/ La casa de papel

9 inconnus se retrouvent pour préparer le coup du siècle : imprimer leurs propres billets de banque à l’intérieur de la fabrique nationale. Et tout ça, sans verser la moindre goutte de sang.

A la tête de l’opération :El professor, véritable génie qui a toujours deux coups d’avance sur la police.

Pour l’accompagner, 8 malfaiteurs spécialisés dans des domaines bien spécifiques. Ils se nomment Berlin, Tokyo, Rio, Denver, Moscou, Nairobi, Helsinki et Oslo.

Mais même lorsque tout est préparé, on n’est jamais à l’abri de surprises de dernière minute. Surtout lorsque le coeur s’en mêle.

J’ai adoré les rebondissements, les histoires, les liens entre les personnages. L’humour noir de Berlin, les tics nerveux du professeur, le caractère imprévisible de Tokyo.

La casa del papel vous fera réévaluer votre sens du bien et du mal.

Attention,vous pourriez bien vous retrouver à vous attacher à ces joyeux malfaiteurs.

Une fois de plus, le cinéma espagnol est à la hauteur. Série à regarder sans attendre !

7/ The Crown

Si vous êtes comme moi, intéressé par l’Histoire, The Crown pourrait bien vous plaire.

On y relate la vie de la reine Elisabeth II, ses amours, ses joies, ses difficultés et ses peines.

A travers cette série, je l’ai vue comme jamais auparavant : humaine. Cette vieille dame, qui a vu bien des époques, semble parfois si irréelle. Mais avec The Crown, on comprend un peu mieux son parcours et on réalise que tout n’a pas toujours été rose pour elle.

Ce que je préfère, c’est de voir comment se sont déroulés les plus grands événements historiques du point de vue de la couronne anglaise.

On se rend bien compte que même les familles royales ont leurs secrets.