Aujourd’hui, parlons de Maya l’abeille Bahia la Belle.

Parce que pour ma seconde escapade en territoire brésilien, c’est là que j’ai été, dans le Nordeste.

Alors alors, faisons les présentations.

Avec plus de 14 millions d’habitants, l’état de Bahia est parmi les plus visités du Brésil, à juste titre.

here Le nom complet Baía de Todos-os-Santos – comprendre: Baie de Tous les Saints – provient d’une légende qui voudrait que la Baie ait été découverte le 1er Novembre 1501, jour de la Toussaint, par Amerigo Vespucci. En raison de son emplacement géographique, c’est là que débarqueront les portugais et que la colonisation sera mise en place quatre décennies plus tard.

follow link follow link Salvador

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follow url C’est dans ce contexte que fut fondée la 1ère capitale du Brésil le 29 Mars 1549: Salvador de Bahia dont le nom complet est São Salvador da Bahia de Todos os Santos – Saint Sauveur de la Baie de tous les Saints. Ce sera la capitale  jusqu’en 1763.

Dans le même temps, les Africains déportés et réduits en esclavage arrivent à Bahia et participent au développement de la culture de la canne à sucre et du coton.

La ville est répartie entre la partie haute, avec le quartier historique du *Pelourinho inscrit par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’Humanité et la partie basse où l’on retrouve la tout 1ère cathédrale du Brésil et les immeubles administratifs.

  Pelourinho

Pelourinho c’est littéralement:« petit pilori ». Le quartier porte ce nom car c’est là que les esclaves étaient exposés et châtiés.

C’est dans ce même quartier que Michaël Jackson a tourné une partie de son clip « They don’t really care about us ». Il l’avait réalisé en collaboration avec le groupe OLODUM. Voir *Batucada.

 Et c’est là, en plein cœur de la vieille ville, chargée d’histoire que j’ai séjourné à Salvador. Le charme des maisons coloniales colorées et l’ambiance du quartier m’ont conquise. La vie de quartier, les commerçants sympathiques, les ateliers de peinture, les boutiques d’artisanat en tout genre, j’ai tout simplement adoré. Les enfants qui jouent dans la rue, les vieillards à leur fenêtre et les lycéens qui sortent des cours, tout cela, a donné une âme à ce quartier et a enchanté les quelques jours que j’y ai passés. Les gens sont tellement chaleureux qu’en quelques jours, j’ai réussi à faire ami-ami avec des commerçants, des gens du quartier.

Ahh, et les Bahianaises, avec leurs jolies tenues traditionnelles, les Bahianaises…

 A cause de toutes les influences européennes, africaines et amérindiennes, Salvador, et plus généralement Bahia, représentent un Brésil multiculturel. Et l’un des meilleurs moyens de l’apprécier, c’est quand même autour de la table non ? En tant que gourmande épicurienne, je ne me suis pas fait prier.

Les aliments souvent cuisinés avec de l’huile de palme m’ont rappelé des odeurs et des saveurs africaines. Les bananes plantain frites qui m’avaient tant manquées et des plats à base de gombo ont fini de me convaincre de l’héritage Africain à Salvador.

Et puis, comme « goûters », il y avait l’acarajé, (dont je ne raffole pas) et les bolinhos de estudante (que j’adore 🙂 ). Et pour manger un peu plus consistant,  des plats comme le moquequa ou l’arrumadinho étaient au rendez-vous. Une chose est sûre : je me suis beaucoup plus régalée qu’à Rio.

Acarajé.

Acarajé.

Frango cubano & Moquequa.

Frango cubano & Moquequa