– Posso beijar você? {« Je peux t’embrasser? »}

– Não, não.

– Porque não?

Là, vous devez vous demander pourquoi je parle de ça. La réponse est simple: ça m’intrigue. Que ce soit si fréquemment, si rapidement, si ouvertement.

Je m’explique: les brésiliens (ceux que j’ai rencontrés,  une fois encore) sont très portés sur le *beijo. Il n’est pas rare qu’on pose la fameuse question au bout de 2 minutes. Vraiment. Je n’exagère pas. Et je ne sais pas vous mais en ce qui me concerne, j’estime que pour *beijar quelqu’un c’est bien de savoir un peu plus que son prénom, non? Bah… Il semblerait que non.

D’ailleurs la réponse négative surprend toujours. Comme si le « oui » est la norme et que le « non » est si rare que le prononcer fait de moi une alien qui n’a rien compris au mode de fonctionnement brésilien carioca. Et les fameux *rapazes {garçons} n’hésitent pas à insister, encore et encore. A croire que ce sera au plus persévérant.

Enfin bon, j’ai bien quelques théories sur le pourquoi d’un tel comportement mais la vérité c’est que n’ai toujours pas tout à fait compris en quoi c’était si important dans la Rio Sphère.

Toujours est-il que mesdemoiselles, il faudra s’armer de patience et de ténacité pour venir à bout de ces *garotos {garçons} déterminés; si bien sûr vous le souhaitez. Parce que si au contraire vous cherchez à embrasser goulûment, Bienvenue à Rio De Janeiro.

Tais toi et embrasse-moi.

Tais-toi et embrasse-moi.