Judisches Museum (Musée juif) 

IMG_9196

Le musée relate l’histoire des Juifs de façon extrêmement ludique et captivante. Tous les sens sont mis à contribution, de toutes les façons possibles : des vidéos, des enregistrements audio, des portraits, des objets trouvés, des lettres, il y a dans ce musée, tout ce que l’on peut attendre d’un musée. L’entrée est à 12 € et il faudra prendre en plus un casque audio, qui, je trouve, est nécessaire pour ne pas se perdre au milieu de toutes ces informations.

Le musée retrace des moments importants de la culture juive: la circoncision, le baptême, la bar mitsva, le mariage. Et détaille également les aspects de l’alimentation (cacher) et des repas, des festivités (hanouka…).

20170410_20175820170410_20073820170410_200842

Il tente également de retracer l’antisémitisme et son origine… Et surtout, elle parle de la persécution du peuple juif en Allemagne dès la prise du pouvoir par Adolf Hitler.

J’avoue n’avoir pas tout compris, mais le sujet est tellement complexe que bon… Je me pencherai sur la question plus en profondeur plus tard.

20170410_20215620170410_202315

En tout cas, ce musée est un must, surtout en Allemagne, où l’histoire du pays est fortement liée à celle du peuple juif.  Mais il est tellement dense que je vous conseille de prendre une grosse demi journée pour tout visiter sans vous hâter.

20170410_201245

Exposition temporaire: 

Lors de mon passage, début Avril 2017, il y avait une exposition : « Cherchez la femme » que j’ai adorée.

20170410_182353.jpg

Le sujet abordé est la femme et surtout son apparence, capillaire principalement, d’un point de vue religieux ou sociétal. Il met en avant les différents types de coiffures: voiles partiel ou intégral, perruques, tissages, coiffes, chapeaux et bien d’autres.

Cette exposition met en avant le fait que quoiqu’elle fasse, quelque soit son style capillaire/ vestimentaire, une femme est toujours vue sous un angle particulier. Elle est à la merci du regard masculin qui la jauge selon des critères subjectifs.

J’ai ainsi découvert qu’il existait différents styles de voiles et d’attachés bien distincts : styles arabe, turc, tchador, burqa, al-amira, niqab… 

Et j’ai aussi pu voir de mes yeux, un burqini. Il faut dire que l’on en entend tellement parler en France, que cela paraît presqu’absurde qu’une personne vivant en France n’en ait jamais vu.

D’ailleurs l’occasion n’a pas loupé de se moquer de la France et de certains de ses hommes politiques, un tantinet obsédés par la question. 

En somme, il est mis en avant le fait que même lorsque pour des raisons religieuses, politiques ou personnelles, elle décide de soustraire son corps à la vision extérieure, elle n’est pas plus à l’abri des critiques et des jugements.

Ainsi donc, qu’une femme se balade en string, en mini jupe, en jeans ou en burqa, son accoutrement sera toujours « trop » ou « pas assez » pour quelqu’un. Et c’est bien là le problème. Qui peut juger, mieux qu’une femme, ce qui lui va le mieux ? 

Cela donne à réfléchir…