Ceux d’entre vous qui ont lu les articles précédents, ou qui se sont penchés sur la question par d’autres moyens, savent désormais que la population africaine a été très importante dès le 16ème siècle au Brésil, et notamment à Bahia. Les conséquences sur la culture ont été énormes et aujourd’hui encore se font ressentir.

(Pour les autres, lisez les articles Bahia & Candomblé 😉 )

Un parfait exemple de cet impact africain, c’est la Capoeira. A cheval entre danse et rituel traditionnel, cet art martial était à l’origine pratiqué par les esclaves en toute discrétion. Comme pour bien des rituels de l’époque, la Capoeira a en effet dû être déguisée pour être acceptée par les colons. Ainsi, elle mime une lutte tout en incluant des acrobaties et des pas de danse. L’origine de ce qui est à présent un étendard de la culture brésilienne, reste toutefois assez floue. Puisque la Capoeira s’est créée dans la clandestinité, il n’existe pas de documents retraçant son histoire. Néanmoins, certains admettent que les mouvements de base pourraient provenir des techniques de combat que l’on retrouvait à cette période dans le Royaume Kongo ( qui regroupait alors les pays connus aujourd’hui comme l’Angola, le Gabon, La République démocratique du Congo et le Congo Brazzaville).

Les regroupements de Capoeira  s’organisent en Roda (ronde), cercle autour duquel les capoeiristes se positionnent et chantent tout en jouant d’instruments traditionnels. Commencent alors le jogo (jeu) avec notamment la ginga qui est le pas de base de la Capoeira.

Le tout premier Jogo de Capoeira que j’ai vu avait lieu à Salvador de Bahia, sur la place du Terreiro de Jésus en plein centre historique. La bonne humeur régnait entre tous les capoeiristes. Ils étaient heureux de montrer leurs acrobaties plus folles les unes que les autres. Et nous ont même mis à contribution. Au début intimidée, je me suis finalement prise au jeu.

Sur la Place, tout le monde y allait de sa petite acrobatie et participait. Jeunes, moins jeunes, novices et experts. 😉

Nous avons aussi pu avoir un cours particulier de Capoeira sur la plage, un peu plus loin. Avec en prime, un superbe coucher de soleil.Très belle expérience, assez physique tout de même. Car, ne vous méprenez pas: la Capoeira, malgré l’apparente facilité,demande des efforts. Beaucoup d’efforts.