Les protéines sont indispensables à notre bien-être, c’est certain.

Mais contrairement à ce que l’on pense parfois, elles se trouvent ailleurs que dans la viande et le poisson : haricots, lentilles, graines, produits laitiers en contiennent.

Petite précision avant toute chose :

Végétarien = ne mange ni viande ni poisson, mais peut inclure des oeufs et des produits laitiers.

Végétalien = ne mange aucun produit d’origine animale (donc ni viande, ni poisson, pas même des oeufs, des produits laitiers ou du miel).

Enfin, un Flexitarien est une personne qui cherche à diminuer la quantité de viande qu’elle consomme. C’est moi, quoi.

Pourquoi diminuer sa quantité de viande ?

La viande n’est en soi, pas mauvaise pour la santé. Toutefois, nous avons tendance à en consommer plus que nécessaire.

  • La quantité : 70 g de viande rouge par jour / 0,83 g par kilo et par jour, toutes protéines confondues.

Par exemple, il est recommandé de ne pas excéder 500 g de viande rouge par semaine. Mais quand on sait qu’un steak hâché fait en moyenne 100 g, si on en mange 1 à midi et 1 le soir chaque jour de la semaine, cela fait déjà: 200 g/ jour. Soit 1400 g/ semaine. C’est presque 3 fois plus que ce qui est conseillé.

De façon générale, toute viandes et poissons confondus, nous devons consommer : 0,83 g par kilo et par jour. Par exemple, si un homme fait 100 kg, il devra consommer 0,83 x 100 = 83 g de protéines par jour.

La viande contient environ 30% de protéines : si on considère qu’un steak hâché fait 100 g, il contient donc 30 g de protéines.

L’homme de 100 kg dans l’exemple précédent ne doit donc pas excéder 3 steaks hâchés car 30×3 = 90 g de protéines, ce qui est supérieur à la limite conseillée : 83 g/ jour.

  • La qualité : l’élevage industriel intensif prend de plus en plus d’ampleur au détriment de l’élevage en pâture. Les animaux sont entassés pour optimiser l’espace; ce qui les rend particulièrement stressés. Et conduit donc à des maladies type abcès ou ulcères, qu’il faut soigner à l’aide d’antibiotiques.

D’après l’OMS, au moins 50% des antibiotiques produits dans le monde sont destinés aux animaux.

Non seulement nous finissons par consommer tous ces antibiotiques lorsque nous consommons ces viandes, mais à force d’en injecter autant aux animaux, les bactéries deviennent de plus en plus résistantes aux antibiotiques et, se faisant, mutent en des formes beaucoup plus difficiles à combattre.

Elles sont ensuite transmises à l’Homme.

Le plus simple serait (peut-être?) de réduire l’utilisation des antibiotiques en améliorant les conditions d’élevage et en diminuant la consommation de viande. Peut-être ?

  • L’éthique : est-ce bien moral de consommer toute cette viande de cette façon?

Savons-nous encore d’où vient la viande que nous consommons ? Les animaux ne sont plus élevés mais produits. Comme on produit un téléphone, un sac à main ou une table. Or, il s’agit quand même d’êtres vivants.

Les végétariens et défenseurs des animaux sont souvent raillés lorsqu’ils évoquent cet argument pour justifier leur végétarisme. Alors tenez vous bien: je n’aime pas spécialement les animaux. En fait, je ne les aime pas, tout court. Mais il n’empêche que je trouve cela assez morbide de décider du cours de la vie d’un être vivant pour le « produire » et le consommer sans vergogne.

D’ailleurs, depuis un moment déjà, les boucheries et même les poissonneries ont des allures de cimetière pour moi.

  • Le changement climatique, la pollution des eaux, déforestation faites pour agrandir les élevages , la dégradation des sols par les déchets type fumier, etc…

En ce qui concerne le poisson, la surpêche aussi fait rage. Par exemple, le saumon est un poisson carnivore qui se nourrit d’autres poissons. Il faut 3 tonnes de poissons sauvages pour produire 1 tonne de saumon. Cela fait que 1/3 de la pêche mondiale sert à nourrir les poulet, les porcs mais aussi d’autres poissons.

Mon avis :

En ce qui concerne je n’ai jamais raffolé de la viande. Je veux dire par là que je ne me suis jamais emballée à l’idée d’aller dans une boucherie. D’ailleurs, j’ai souvent été écœurée par bien des plats et par le passage entre la boucherie, la cuisine et la table. Par exemple, nettoyer un poulet, le cuisiner et le manger m’est difficile.

Mais je suis une fana des grillades, j’ai eu ma période de rosettes et mortadelle en veux-tu en voilà, et j’aime bien un bon poisson braisé comme on sait les faire à Libreville. Mais je m’interroge sur cette surconsommation.

10 jours sans viande : 

J’ai eu envie de voir ce que ça me ferait de vivre sans viande animale. Et je m’y suis tenue pendant 10 jours, sans ressentir de manque particulier. A vrai dire, c’est la vie en société et le manque d’organisation qui m’ont fait remanger de la viande. Car il faut quand même reconnaître que lorsqu’on a l’habitude d’avoir riz et poulet ou haricots verts et poisson, ne manger que des fruits et légumes, c’est assez … déroutant. Mais je vous assure, c’est possible.

Je dis souvent en rigolant « Je sais que je finirai ma vie végétarienne!« .

Je ne suis pas encore à la fin de ma vie, et je suis pas non plus végétarienne (pour le moment). Mais avoir expérimenté ces quelques jours sans viande, ni poisson, me fait bien réaliser qu’une autre alimentation est possible. Je n’en demandais pas plus !

Le hasard faisant bien les choses, je suis tombée sur ce livre, accessible, qui me permet d’avoir les idées un peu plus claires à ce sujet. C’est donc une bonne 1ère approche. Sans être THE livre, il permet de se faire une idée globale du végétarisme ou flexitarisme. A la fin, il y a des recettes végétariennes et végétaliennes si jamais vous êtes à court d’idées.

P.S: Si vous décidez de réduire votre quantité de viande, attention tout de même à ne pas vous créer de carence en protéines. Pour cela, adaptez votre régime alimentaire en consommant davantage de protéines complètes (tofu, quinoa, etc…)

Et vous, cela vous semble t-il important de diminuer votre quantité de viande ?

Avez-vous déjà songé à devenir végétarien(ne) ?