En fin d’année 2016, Andresia m’a fait part d’un projet : Le « week-end Sisterhood », et s’il est vrai que j’ai immédiatement été intéressée, je n’y ai pas accordé trop d’importance. Sans doute parce que j’avais l’impression qu’il s’agissait d’une de ces jolies idées que l’on a parfois, mais qui, par manque d’organisation, de temps, ou de volontaires, disparaît et finit par mourir. C’était sans connaître Andresia et son sens du travail bien fait.

Dans les tous premiers jours de l’année 2017, elle a créé un groupe de discussion et nous, potentielles membres de la « Confrérie des Sœurs », recevions dans la foulée les grandes lignes du projet. Andresia le définit comme suit:

《 La Confrérie des Sœurs est une Communauté créée par et pour les Femmes Noires. C’est un espace sûr, dédié au soutien, au partage et au développement personnel au sein d’un groupe uni. « United, We Stand ! »》

En plus de l’aspect tourisme, fête, rencontres, etc, ce voyage de groupe avait quelque chose de plus: chaque jour, il y avait 1 ou 2 atelier (s) sur des thèmes variés :
* Girl Power – Ces Femmes qui nous inspirent
* Don’t Touch My Hair – L’affirmation par le cheveu
* L’autonomie financière, une nécessité pour la Femme
* Devenir une Femme : Ce que j’aurais aimé que mes Aînées me disent

Chaque atelier était animé par l’une d’entre nous et toutes ensemble, nous abordions les sujets. C’était alors l’occasion d’échanger et d’apprendre à se connaître. Bref, un véritable plaisir.

Ceci étant, il a quand même fallu l’organiser, ce séjour. Et c’est là que Dannah a.k.a Daninou est entrée dans la danse et a vaillamment aidé Andresia. Ensemble, elles ont réussi à tout fignoler. Et après avoir passé une semaine inoubliable, je n’ai qu’une chose à dire : BRAVO LES FILLES !

A l’époque, la destination prévue n’était pas le Sénégal mais nos différents échanges nous ont amenées à choisir Dakar. De même, les dates ont dû être ajustées pour convenir à l’emploi du temps du plus grand nombre. Ainsi, du 28 Avril au 6 Mai, c’était décidé: j’allais à Dakar !

Les grandes lignes étant bouclées, il me fallait maintenant m’organiser : demande de congés, de visas, billet d’avion, etc. Et ce n’était pas forcément le plus difficile.
J’allais en voyage, qui plus est en Afrique et cette seule idée suffisait à me rendre joyeuse. Mais il allait quand même falloir vivre avec plusieurs femmes, aux caractères et aux modes de vie différents, pendant une semaine.

Certaines étaient des amies d’amies ou de connaissances, d’autres étaient elles-mêmes des connaissances, il y en avait que je ne connaissais pas. Mais une chose était sûre : ça allait être un vrai challenge. Et ce sens du challenge, était sans doute le seul point commun avec le célèbre rallye, le Paris-Dakar. Nous n’étions ni dans la performance, ni dans la compétition. Ce Paris-Dakar là, était plus intime, plus centré sur soi, sur nous, sur l’entraide, le bien-être, le partage, le soutien. Toutes ces choses que l’on croit impossibles pour un groupe de femmes.

Vous l’avez compris, mon-Paris-Dakar-à-moi était assez différent de celui que l’on connaît. C’était une belle parenthèse féminine, que j’ai appréciée du début à la fin et qui n’aurait pas été la même sans la présence de chacune de mes compagnonnes de voyage.

A Andresia, Dannah, Drey, FadyJeannie, Jocia, Léna, Malicka et Tyfany, MERCI pour cette belle expérience, touristique certes, mais surtout humaine.

J’ose espérer que je vous ai apporté autant que vous m’avez apporté en connaissances, motivation, inspiration et fous rires !