Cela fait maintenant 9 mois que j’ai publié Le Petit Manuel Du Cheveu Crépu.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous invite à vous rendre sur le site lpmdcc.com ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter, Youtube).

Ici, je voudrais surtout parler du processus d’écrire, d’oser et d’ « entreprendre ».

Je ne souhaite pas en parler du point de vue de l’ « entrepreneur qui a réussi » car ce n’est absolument pas comme cela que je me vois. Je suis toujours une pauvre fille qui réfléchit 10 fois avant de s’acheter un nouveau sac à main… :'( Et ma plume n’est pas (encore?) celle de Chimamanda ou de Maya.

Mais j’aimerais plutôt parler comme une personne qui a tout simplement osé.

Je reçois quelques messages et demandes de « comment j’ai fait pour écrire Le Petit Manuel Du Cheveu Crépu ?« . Pas mal d’infos répondant aux questions sont reprises ICI.

Mais parlons-en d’un point de vue plus personnel. Alors, comment j’ai fait ? Et bien, j’ai pris mon stylo et j’ai écrit. Si si, c’est vrai, j’ai commencé à la main. Bon, ça, c’est parce que j’aime bien. Quand j’ai eu mal à la main (184 pages quand même!), j’ai pris mon ordi et j’ai écrit. L’ordi m’a lâchée en cours de route. J’en ai racheté un et j’ai continué à écrire. Est-ce que j’ai douté ? A CHAQUE instant. Comment est-ce que j’ai su que ça allait « marcher » ? Je ne le savais pas. Mais j’ai fait tout ce que je pouvais pour ne pas avoir de regrets et pour donner le meilleur de moi dans ce projet. Pourquoi ? Parce que je me suis dit que je n’avais absolument rien à perdre.

J’ai douté à chaque minute, j’ai harcelé des proches pour avoir leurs avis (Désolée les cocos :p ). J’ai moi-même changé d’avis plus de 19462945016 fois. J’ai cru que j’allais devenir folle à force de relire ces lignes et oh la la, qu’est ce que j’ai douté ! Et Dieu sait que je doute encore, mais je me suis lancée. Tout simplement parce que j’ai cru en moi et au-delà de croire en moi, j’ai cru que le livre pouvait être utile et intéressant.

J’ai cru que parmi les livres traitant des cheveux crépus, je pouvais apporter ma pierre et faire quelque chose d’original, d’agréable, d’utile, dont les gens auraient besoin ET envie.

Bien souvent, nous avons les idées, nous avons la vision, nous avons même parfois les armes pour y arriver. Mais malheureusement, nous n’avons pas toujours le courage de nous lancer. 

Je voudrais juste vous dire que si vous pouvez rêver de quelque chose, c’est que vous pouvez le réaliser. Je ne parle évidemment pas d’un rêve de conte de fée où par un coup de baguette magique, tout peut être réalisé. Je parle plutôt d’un rêve précis, d’un objectif, de cette chose que vous vous voyez faire tous les jours dans vos rêves mais que vous n’osez pas faire dans la « vraie » vie.

Vous vous dites que vous n’êtes pas assez doué(e), pas assez riche, pas assez populaire. Vous êtes certains que les gens n’accrocheront pas, que l’idée n’a rien de révolutionnaire ou que de toutes les façons, ce que vous proposerez comme service ou produit, existe déjà. Vous êtes certains que vous n’y arriverez pas.

Alors, oui oui, il se peut que ce soit le cas. Je suis honnête avec vous: il se peut que votre projet s’effondre et se casse la gueule. Il pourrait être un flop total et oui, dans ce cas, vous serez déçus ! Et alors ?! Qu’est ce que ça peut bien faire d’essayer et de se tromper ? Vous serez toujours plus loin que là où vous étiez ! Vous aurez appris 2 ou 3 choses au passage et vous pourrez les mettre à profit pour la prochaine tentative !

Si vous ne vous trompez jamais, c’est que vous n’essayez pas assez ! 

Je sais, cet article prend une tournure de livre de développement personnel à l’américaine et vous savez quoi? C’est le but !

Je suis vraiment, mais vraiment, convaincue que chacun de nous peut réussir. Mais pas dans tous les domaines. Alors, si je peux me permettre, je vais vous donner quelques conseils, que j’ai lus ci et là et qui me boostent au quotidien :

Choisissez un domaine qui vous intéresse. N’essayez pas à tout prix de suivre la tendance. C’est absolument ridicule (à mon humble avis) de voir tout le monde se ruer vers ce qui semble être THE domaine à suivre. Si vous êtes portés agriculture, essayez vous là-dedans au lieu de tenter l’aventure dans « le numérique ». Votre domaine ne doit pas forcément être la chose qui vous fait vibrer mais il faut que cela vous intéresse suffisamment pour pouvoir y passer plusieurs heures d’affilée sans vous tirer une balle. Choisissez bien.

Ne faites pas de l’entrepreneuriat votre cheval de bataille ! Oui, l’entreprenariat est le moyen le plus facile de faire ce qui vous plaît « comme vous le voulez » mais ne cherchez pas à être un CEO pour le plaisir d’être un CEO. Visez quelque chose de précis, pensez au fond et non à la forme que donne le statut d’entrepreneur. Et creusez bien, vous vous rendrez très vite compte qu’il n’y a pas que des avantages. Gardez vos forces pour être un entrepreneur, c’est à dire pour bosser, plutôt que chercher à montrer à quel point vous entreprenez. Un serial entrepreneur dont les projets n’aboutissent pas ou peu, ne vaut pas forcément mieux qu’un mono entrepreneur dont l’affaire est florissante.

Ne cherchez pas la gloire. Cherchez plutôt à faire grandir votre projet. Ce que vous devez mettre en avant, ce sont vos produits ou vos services, pas votre personne. Il arrive que les 2 soient indissociables mais sachez que vous avez le droit de ne pas plonger tête baissée dans cette époque qui veut que l’on vende son image autant que ses produits. Sachez faire la part des choses et souvenez vous que même Oprah Winfrey, ou Bill Gates font des blagues de temps en temps. Alors, on respiiiire et on arrête de se prendre au sérieux.

Voyez plus loin que les quelques billets que vous aurez là, tout de suite. Pensez grand, pensez à demain. Essayez d’anticiper les étapes à venir.

Faites des compromis mais pas trop. Ne bradez pas votre travail pour la « visibilité » ou la « reconnaissance ». Si vous fournissez un service, un produit, vous méritez une contrepartie. C’est normal. Le fait que vous débutiez ne doit pas être un prétexte pour vous faire arnaquer.

N’écoutez pas tous les conseils, surtout venant de ceux qui n’ont jamais rien réussi ou entrepris. Parfois les gens sont limités par leurs propres peurs et les projettent sur vous. Ce n’est pas parce qu’une personne a échoué, que vous échouerez. Ce n’est pas parce qu’une personne (même un proche, ou une personne que vous admirez ou respectez) pense que ce n’est pas viable, que cela ne marchera pas.

Tenez compte des critiques constructives mais, ne les prenez jamais personnellement. Les gens, surtout ceux qui ne font rien, auront toujours quelque chose à redire. Parfois, leur venin peut vous être d’une grande aide pour voir les failles de votre système. Mais parfois, souvent même, ils ne servent à rien. Alors, ignorez les.

Et surtout, ne vous dites JAMAIS que c’est impossible. Commencez là où vous êtes, avec ce que vous avez, comme vous pouvez.

Vous pouvez, nous pouvons !

Ces conseils, j’essaie de me les appliquer, de m’y tenir. Ce n’est pas toujours facile, mais je pense que c’est la chose à faire. J’espère qu’ils vous serviront et nous permettrons de faire éclore nos projets.

Salon du Livre de Paris (24 – 27 Mars 2017) 

Je termine l’article en partageant quelques photos de mon passage au salon du livre de Paris le dimanche 26 Mars 2017, où j’ai participé à un Talk sur les cheveux crépus, organisé par le Salon et BeNappy. J’étais pour cela accompagnée de Juliette Smeralda, qui pour moi est tout simplement une référence en matière de cheveux afro, et d’Aline Tacite, fondatrice du salon Boucles d’Ebene, avec lequel j’ai participé à un salon à Marseille en Octobre dernier (les infos sont ICI).

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J’ai ensuite dédicacé quelques exemplaires du livre, que vous pouvez commander ICI.

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Cette expérience a été tout simplement magique. J’en ai apprécié chaque instant. Entre les personnes heureuses de découvrir qu’il existe des ouvrages pour ce sujet parfois sensible , et celles qui me remercient d’avoir pensé à elles et à leurs cheveux, je ne savais presque plus comment remercier tout ce beau monde. Des hommes, des femmes, des Noirs, des Blancs, des jeunes et des vieux, sont venus à ma rencontre. Parfois pour une dédicace, parfois juste pour une question.

Je suis tellement reconnaissante pour tout cela.

Il y a encore UN an, j’étais dans mon canapé ou sous ma couette, lunettes vissés sur le nez, et la terrible impression que je ne finirais jamais ce livre. Je mangeais, buvais, respirais « cheveux crépus ». Je n’en finissais plus de relire, encore et encore. Et les heures de sommeil, je ne connaissais plus vraiment. Sans compter que je devais également gérer ma vie professionnelle et être au taquet au bureau tous les jours.  Bref, c’était pas vraiment la joie. Quand je repense à tous ces moments, je ne regrette rien et je suis (presque) contente de les avoir vécus car je pense que sans eux, je n’apprécierais pas autant les bons moments aujourd’hui.

I mean, « Le Petit Manuel Du Cheveu Crépu », mon bébé comme je l’appelle parfois, n’a même pas 1 an, mais il a été cité dans plusieurs articles, et mis en lumière par des blogueuses et youtubeuses; Il a été présenté sur BET Channel et là, le voilà au Salon du livre de Paris (Tous les liens, ici). Vous voyez, il n’y a que du bon à essayer de croire en soi !

Alors, plus souvent, plus fortement, OSONS Y CROIRE.