Si vous avez un peu fait le tour du blog, vous vous êtes sûrement rendus compte qu’il n’y a pas d’article sur le Gabon. Je parle du Brésil, de Malte, du Sénégal ou d’autres pays mais pas une fois, pas une seule, je ne parle du Gabon.

Est-ce parce qu’il n’y a rien à dire ? Ou est-ce que mon pays est à ce point dénué d’intérêt ? Ni l’un ni l’autre.

En fait, il y a plusieurs raisons :

D’abord, je ne sais jamais par où commencer. C’est le pays qui m’a vue naître, grandir, m’épanouir, me construire, puis partir. Depuis, j’y retourne chaque année, plusieurs semaines d’affilée, pour ne pas rompre le lien. Mais ces quelques semaines au pays ne suffisent pas.

Ensuite – et c’est un aspect non négligeable – pour moi, le Gabon s’est longtemps résumé à Libreville. Je n’en suis pas fière mais c’est la seule ville que je connais vraiment au Gabon. Alors qu’en France, je suis capable de parler de Bordeaux, de Nancy, de Paris et de tant d’autres, je peine à dire 2 mots sur Port-Gentil, pourtant capitale économique du Gabon. N’en parlons pas de Franceville, de Tchibanga ou même d’Oyem, qui est pourtant mon village. Ne connaissant que Libreville, je ne pourrais donc parler que de ça. Ce qui, à mon sens, réduit pas mal l’angle d’approche.

Malgré tout cela, vous vous en doutez, je suis sur le point de vous parler du Gabon.

Oui, car aucune situation n’est figée. Et que comme je me le suis promis, je vais tout mettre en oeuvre pour enfin connaître ce pays qui est le mien.

Il faut dire que je n’ai pas eu l’opportunité de voyager à l’intérieur du pays lorsque j’y vivais et aujourd’hui c’est quelque chose qui me pèse. Je trouve cela dommage d’avoir passé mes vacances en France au lieu de découvrir l’intérieur du Gabon. Tout comme je trouve extrêmement dommage de pouvoir parfois plus parler des paysages danois, thaïlandais ou péruviens que gabonais. Bien sûr, « voir du pays » est une excellente chose. Mais ne vaut-il pas mieux  connaître le sien, avant tout ?

Je suis persuadée que si. Alors j’essaie de rectifier le tir. Maintenant lorsque je me rends au Gabon, je tiens à sortir de la capitale.

Déjà en 2015, j’avais eu la chance, après plus de 23 ans, de « faire la route ». Mon père, ma sœur et moi, étions allés de Libreville vers Oyem (dans la province du Woleu-Ntem), en voiture. Inutile de vous dire que le voyage a été fantastique. J’ai beaucoup appris au cours de ces 8 heures de route. J’ai appris des choses sur le Gabon, le peuple et la culture Fang, la langue et bien d’autres choses. Et puis, je suis allée dans mon village, pour la 1ère fois. Et je me suis promis que ça ne serait pas la dernière.

Nous avions aussi fait un tour rapide à Mongomo, de l’autre côté la frontière,en Guinée Equatoriale.

Ci – dessous quelques photos de ce voyage qui remonte à plus de 2 ans maintenant.

      

 

 

Guinée Equatoriale

Mon village est l’un des derniers villages gabonais avant d’arriver en Guinée Equatoriale.

Le tout dernier village gabonais est Medzeng. Une fois que la frontière est passée, nous arrivons à Mongomo, en Guinée Equatoriale.

 

 

 

De retour du côté Gabonais…

 

P.S. : Pour avoir un aperçu du Gabon à travers votre écran, je vous invite à visiter ce blog : www.howilovegabon.com.