Cet été, au mois d’Août, je n’ai pas dérogé à ma nouvelle règle : Visiter le Gabon.

Je ne me suis pas contentée de rester à Libreville. En plus d’aller à la Baie des tortues à la Pointe Denis, je suis aussi allée à Port-Gentil, à Gamba et dans la région de Sette Cama à l’intérieur du parc National de Loango.

go to site C’est un peu de tout cela que je voudrais vous parler ici.

La Baie des tortues 

La  » Baie des tortues  » est située sur une presqu’île (la Pointe-Denis), juste en face de Libreville, capitale du pays.

C’est un lieu de prédilection pour la reproduction des tortues Luth qui parcourent parfois plusieurs milliers de kilomètres depuis la Guyane ou le Brésil pour pondre leurs œufs à cet endroit précis.

Lorsque vous allez à « La Pointe », la Baie des tortues n’est pas la seule option. Vous pouvez aussi aller à « Maringa » ou à « Assala » par exemple.

get link Bien que je me sois déjà rendue à la Pointe de nombreuses fois, je n’étais jamais allée à la Baie des tortues. C’est désormais chose faite. Et je ne peux que vous conseiller ce havre de paix, que je n’oublierai pas de si tôt. L’escapade coûte 50.000 f cfa et comprend :

  • la traversée (un peu moins d’une heure depuis « Michel Marine », l’un des ports de plaisance de Libreville),
  • un repas (entrée, plat, dessert) et un cocktail de bienvenue
  • l’accès à l’espace piscine et détente

Tout cela pour une journée. Le départ se fait aux alentours de 9h et le retour vers 17h.  

Le complexe comporte de nombreuses chambres et appartements. Vous pourrez donc y passer la nuit, le week-end ou la semaine.

 

« La Baie » ayant la particularité d’être située à l’intérieur du parc national de Pongara, vous pourrez également faire des excursions en pleine forêt, à pieds ou en voiture. Vous pourrez y voir des éléphants, des buffles, des antilopes et bien évidemment des tortues, lorsque c’est la saison. J’ai d’ailleurs hâte de pouvoir y revenir observer les tortues pondre et enfouir leurs œufs. La saison idéale est située entre Septembre et Avril. Par contre, il faudra parfois veiller tard pour observer les femelles creuser un trou dans le sable et y déposer leurs œufs.

Infos et contacts : ICI.

enter Port-Gentil (POG)

Durant les toutes premières années de ma vie, j’ai vécu à Port-Gentil, la capitale économique du pays, la ville des pétroliers, le poumon du Gabon. J’avais donc très hâte d’y retourner. D’autant plus que mon frère y vit désormais.

Pour cela, et toujours avec l’envie de varier les plaisirs, j’ai opté pour la traversée en bateau. La compagnie s’appelle Dolphin et la traversée coûte à peu près 20.000 f cfa.

Arrivés au Port Môle (l’un des ports de plaisance de Libreville) à 8h, nous avons finalement démarré aux alentours de 10h pour 3h de traversée. Nous étions un petit groupe et presque la moitié d’entre nous a eu le mal de mer. Si vous êtes sensibles aux secousses, je vous conseille donc de privilégier l’avion. Ceci dit, pour moi, c’est surtout la première heure qui a été difficile. Les 2 autres se sont plutôt bien passées et nous sommes arrivés sans trop d’encombres. Pensez aussi à vous couvrir car il fait froid dans le bateau. Et de façon générale, il y a aussi pas mal de vent à POG.

A notre arrivée, il pleut et nous nous empressons donc de récupérer nos sacs.

Direction le « centre-ville ». Je me rends vote compte qu’étant données les distances, presque tout est au centre.

La ville est calme, petite, presque morte. Selon les dires des Port-gentillais, la responsable, c’est la crise pétrolière de ces dernières années.

Très vite, nous faisons le tour et profitons des jours qui suivent; nous passons de supers moments, en famille et entre amis.

Malgré la nette différence par rapport à Libreville et à la région parisienne où je vis, je me surprends à aimer cette ville.

Il y a un petit je-ne-sais-quoi qui fait que j’ai apprécié POG. Je sais que ce n’était pas le sable, dont on ne se débarrasse jamais vraiment, ni l’air marin emprunt de sel. C’était peut-être la taille, les gens, l’ambiance. Il y règne un calme, qui ne me déplaît pas.

 

Le 17 Août, jour de la « fête nationale », nous nous rendons finalement à la plage et c’est tout bonnement la cherry-on-top-of-my-cake.

On appelle cette plage « SOGARA », en référence à la SOciété GAbonaise de RAffinerie, installée tout près et qui a d’ailleurs donné son nom au quartier.

L’entrée du « Club Sogara » étant fermée en raison de la fête, nous avons emprunté une autre entrée un peu plus loin. Et je vous le dis clairement : je l’ai trouvée ça vraiment sale. Il y avait des déchets, des bouteilles vides, des chiens errants, bref. Nous avancions vers la plage, j’étais dégoûtée et puis j’ai commencé à apercevoir la mer. J’en ai eu le souffle coupé.

C’était juste MAGNIFIQUE. L’eau était d’un bleu cristalline. Le soleil la rendait encore plus belle. Au Gabon, je n’ai jamais vu une eau aussi claire, ni un sable aussi fin et blanc.

J’en avais presque les larmes aux yeux. Vraiment, je n’exagère pas. Je souriais à n’en plus finir et je criais de joie « Ouh laaa, c’est magnifiiiiique ! ». Mais bon, les port-gentillais, pour qui cette plage est la norme, ne comprenaient ni ma joie, ni mon étonnement.

Nous nous sommes installés et avons profité de la journée. Ce fut une très belle journée, comme il devrait y en avoir plus souvent.

D’après ce que j’ai vu en photo, la plage du Cap Lopez est encore plus belle. Il me tarde de revenir.